12 août 2015

Marine – Coiffeuse –

Par SelfMadeWomen Dans Les interviews

Marine – 34 ans – Coiffeuse – Concarneau

Marine Rolland Coiffeur

 

Pour la petite histoire, Marine est ma coiffeuse. Petite déjà j’allais au salon qui était tenu par sa maman, puis en grandissant j’ai testé la coiffure à domicile puis d’autres salons… pour revenir il y a quelques temps déjà chez Marine. Au fil des rendez-vous nous avons sympathisé, appris à nous connaître un peu plus et c’est naturellement que je lui ai proposé de participer à l’aventure Self Made Women. Elle a accepté tout aussi simplement et m’a reçue chez elle un lundi de juillet en compagnie de ses enfants Charlie et Oscar. Nous avons discuté autour d’un thé, de son parcours, du salon, de la vie de famille, de ses projets…  Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir son interview ! Bonne lecture et merci Marine !

 

Emmène-moi - Boulevard des Airs.

Marine, que fais-tu dans la vie ?

Je suis coiffeuse et depuis sept ans gérante de mon salon Marine Rolland Coiffeur, que j’ai repris quand ma mère est partie en retraite.

Es-tu seule ou accompagnée dans cette aventure ?

Je suis seule mais j’ai deux salariées et je suis très épaulée par mon mari. Il n’est pas coiffeur mais il m’aide pour les papiers, il gère le compte Facebook du salon et nous prenons les décisions en commun. Etre à mon compte, chez nous cela se gère en couple !

Enfant que rêvais-tu de faire ?

Je n’avais pas de rêves d’enfant mais je ne pensais pas que je serai coiffeuse ! Pas comme ma mère !

Peux-tu me parler de ton parcours, de tes études, ton 1er job …

Après un DUT, j’ai fait des études de commerce à Nantes, j’ai arrêté en cours car ça ne me plaisait pas. Une semaine après j’ai commencé à bosser en tant que commerciale pour un annuaire téléphonique régional. Je m’occupais du Finistère, ça marchait bien mais cela ne me convenait pas non plus.

Au bout de six mois j’ai décidé de faire autre chose, je me suis dirigée vers l’immobilier, un secteur plus sympa. Durant l’été j’ai postulé mais à 20 ans j’en paraissais 16 alors je n’avais pas le profil recherché, au bout de deux mois je n’ai pas insisté !

Et puis c’est Seb mon mari qui m’a mise sur la voie en me demandant un jour, si l’idée de travailler avec ma mère, me plairait. Dans la foulée on a trouvé un CAP en un an chez Pigier à Quimper. Lors de la porte ouverte j’ai rencontré une professeur jeune, passionnée et passionnante qui m’a donné une autre vision de la coiffure que les mises en plis! J’avais 20 ans, j’ai adoré dès les premiers cours.

Ensuite j’ai été embauchée chez ma mère pour mon brevet professionnel en alternance pendant deux ans et à 23 ans j’ai passé mon brevet de maîtrise. Ce diplôme permet d’enseigner, ce n’était pas dans ce but là mais c’est le plus haut niveau dans la coiffure et j’avais besoin de me rassurer face aux salariées expérimentées qui travaillaient au salon. J’étais au salon la semaine et le lundi je retournais en cours à Quimper, je l’ai validé rapidement ayant déjà un DUT et un brevet pro. J’ai travaillé six ans en tant que salariée chez ma mère puis j’ai repris le salon à 27 ans en tant qu’entreprise individuelle. C’était génial de travailler avec elle, je n’avais pas la partie management qui pour moi n’est pas facile et comme l’on s’entend très bien, c’était top ! J’apportais mes idées mais c’est elle qui les mettait en place, c’était plus facile et j’étais sur le même pied d’égalité avec les filles au salon.

Quel a été le déclic pour te lancer ? As-tu été soutenu par ton entourage ?

Un besoin de reconversion, après les six mois en tant que VRP, il fallait vraiment que je trouve autre chose.

Oui j’ai été très soutenue, finalement même si personne ne m’avait encouragée à faire ce métier avant, tout le monde a trouvé que c’était une bonne idée. C’est Seb qui m’a soumis l’idée au départ et ma mère a adhéré tout de suite ! De travailler ensemble, de ne pas avoir fait tout ça pour rien, de me transmettre son salon, cela tombait sous le sens en fait.

Quels sont pour toi les avantages d’être à son compte ?

D’être libre même si tu n’en profites pas ! Tu travailles plus mais tu sais que tu peux partir à 16h00 si tu à un rendez-vous. Et ne pas avoir la pression d’un patron, je pense que si je devais être salariée aujourd’hui j’aurai des difficultés.

Quelle est ton actualité ?

Depuis un an nous proposons une nouvelle approche de la couleur. Nous utilisons des colorations végétales labellisées bio de la marque « Couleur Gaïa » qui sont composées de poudre de henné et d’indigo auxquelles sont ajoutées des plantes ayurvédiques. Elles sont excellentes pour la santé du cheveux, c’est à la fois un véritable soin traitant et nourrissant et un produit couleur très intéressant aussi bien pour de jolis reflets que pour couvrir des cheveux blancs ou retrouver sa couleur naturelle. À essayer !

Actuellement qu’est ce qui te plait le plus dans ton job ?

Coiffer. Le résultat, le fait d’embellir la personne et la chevelure, d’être satisfaite de ce que j’ai fait et que la cliente le soit aussi.

Peux tu me décrire une journée type ?

Seb mon mari part à 7h30 donc c’est moi qui gère les enfants le matin, je dépose Charlie à l’école ou chez ma mère, Oscar, lui, est gardé à la maison et le soir c’est Seb qui les récupère. J’arrive vers 8h30/9h au salon, les rendez-vous s’enchaînent toutes les demi-heures. Si c’est plus calme entre deux personnes on en profite pour faire un peu de ménage et quand il y a une couleur, le temps qu’elle pose on prend une autre cliente pour une coupe par exemple. On ferme de 12h à 13h30 pour le déjeuner et ça repart jusqu’à 18h30, l’heure de passer l’aspirateur et de faire la caisse !

Un moment préféré dans ta journée ?

Le soir quand je fais un câlin aux enfants avant qu’ils dorment !

Comment trouves-tu le bon équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle et familiale ?

Spontanément, il y a des moments où je le trouve moins mais je pense que c’est pour tout le monde pareil et puis quand c’est un peu compliqué, je me dis que ça va passer ! Jusqu’à présent je ne prenais que trois fois une semaine de vacances, mais cette année j’en prends quatre dont quinze jours d’affilés, maintenant avec deux enfants, j’ai besoin de ce temps.

Est-ce que tu déconnectes facilement ? Et comment gères tu le stress si tu en as ?

De moins en moins, je pense que je ne déconnecte jamais vraiment, par moment c’est loin mais je pense toujours à quelque chose. C’est le revers de la médaille, tu n’as rien sans rien, cela fait partie des inconvénients d’être à son compte, tu penses toujours à tes affaires !

Quand tout s’emballe je stress beaucoup, surtout depuis que j’ai repris le salon. Ma manière de le gérer c’est de passer du temps avec Seb et les enfants.

Quel est le meilleur conseil que l’on t’ait donné ?

Ma mère qui m’a dit comment gérer le financier. Quand tu t’installes, au début il n’y a pas beaucoup de charges, elles arrivent au bout des trois ans et c’est là que tu peux plonger si tu n’as pas anticipé en mettant de côté ! En entreprise individuelle tous les risques sont pour toi.

Et celui que tu donnerais ?

De ne pas s’enflammer au départ, même si l’entreprise fonctionne bien, d’être prévoyant.

Quels sont tes projets / tes rêves ?

J’ai le projet d’avoir plusieurs salons, pour toujours coiffer mais avec moins de monotonie, de tourner sur deux salons par exemple, avec une équipe et des clientes différentes. J’aimerai me dégager plus de temps avec Seb, être moins contrainte de travailler tous les samedi et tout le mois d’août quand il est en congés. L’avenir nous le dira, il faut trouver la bonne opportunité.

Et dans 10 ans où te vois-tu ?

Franchement je ne sais pas du tout. Sept ans après avoir repris le salon je n’en suis pas là où je pensais, on ne sait pas ce que l’avenir nous réserve, avec la crise encore moins, même si je reste optimiste. Je peux avoir trois salons comme avoir déposé le bilan, il faut être suffisamment ambitieux pour espérer tout en relativisant.

Aurais-tu pu faire un autre métier ?

Oui, je ne sais pas quoi mais oui. J’aime mon métier mais ce n’est pas une vocation, je ne me dit pas c’est ce job et pas autre chose.

Coté Déco 

As-tu réalisé toi même les travaux et la décoration du salon ?

Avec Seb, nous avons fait faire les tablettes et les miroirs comme nous les avions imaginés, Seb et son père ont fait presque tout le reste (le parquet, la peinture…), pour la décoration nous avons tout choisi à deux.

As-tu encore des projets pour cet endroit ?

Oui on pense refaire la façade et le logo, mais pas tout de suite.

Tes adresses déco ?

Esprit déco d’échos à Quimper et chiner !

Un coup de cœur, une envie ?

Un rêve : un lounge chair de Charles Eames pour chez moi !

 

Les Confidences

Ta playlist du moment :

Dans la voiture, en ce moment les Fréro Delavega, chez moi des morceaux jazzy.

Un livre :

La série de Camilla Läckberg (la princesse des glaces…).

Une chanson :

Emmène-moi de Boulevard des airs.

Un film :

Rencontre avec Joe Black.

Un restaurant :

L’auberge du Saint Laurent, 6 rue Beg Menez – 29940 La Forêt Fouesnant.

Une devise :

On n’a rien sans rien !

Ton dernier fou rire :

Dernièrement à un mariage mais ce n’est pas racontable !

Tes petits bonheurs quotidiens :

Les câlins avec mes enfants.

Prochaine destination vacances :

Chinon pour quelques jours, on adore cet endroit, et sûrement en Espagne l’année prochaine.

Et prochaine destination rêvée :

L’Islande, je rêve de voir les aurores boréales …

Une recette de famille ou un plat inratable que tu veux bien partager avec nous :

Les tartines vide frigo, c’est mon repas bon et facile ! ( la recette à retrouver ici ).

Marine et son équipe vous accueille du mardi au jeudi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h30, le vendredi de 8h30 à 18h30 et le samedi de 8h00 à 17h00.

MARINE ROLLAND COIFFEUR

6 rue Dumond d’Urville

29900 Concarneau

02.98.97.02.48

www.marine-rolland-coiffeur.fr

Crédit photos SelfMadeWomen.

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