10 février 2016

Chrysoline – Co-créatrice de Balzac Paris

Par SelfMadeWomen Dans Les interviews

Chrysoline – Co-créatrice de Balzac Paris – 30 ans – Paris 9ème

Balzac Paris… Première rencontre avec les incontournables sweat-shirts littéraires, amatrice de sweats en tout genre, ils ont attiré ma curiosité. Puis vint le célèbre tee-shirt Bisou en collaboration avec Mathilde Cabanas : le coup de cœur. Enfin les collections éphémères en éditions limitées ont fini de me charmer ! Jolie marque à taille humaine, histoire de famille, production et produits de qualité, clientes chouchoutées… Chrysoline entourée de ses associés et collaborateurs nous offre au fil des saisons un vestiaire d’intemporels et d’éditions limitées toujours à la hauteur de nos envies ! Co-créatrice de Balzac Paris, tout juste la trentaine, autodidacte, passionnée et à la tête d’une chouette aventure, Chrysoline m’a reçue chez elle afin d’échanger sur son parcours. Je ne vous cache pas que je rêverai d’être à sa place ;)

 

Saint Claude de Christine and The Queens.

Chrysoline, que fais-tu dans la vie ?

J’ai créé Balzac Paris en février 2011, avec Charles, un ami et Victorien, mon mari. À cette époque je travaillais au Marie-Claire Maison, Charles dans le conseil en entreprise et Victorien dans la finance. Nous avons tous les trois conservé notre travail à côté, jusqu’en octobre 2013 où je me suis consacrée à Balzac Paris et Charles a rejoint l’aventure à temps plein en janvier 2014. Victorien lui travaille toujours à côté et nous apporte son œil extérieur, ce qui nous permet de prendre du recul. Nous nous sommes donc lancés à plein temps pour Balzac Paris, avec notamment pour idée d’étendre l’offre produit. À l’origine nous faisions essentiellement du « nœud pap » et des cols Claudine Made in France et sur mesure. Puis nous avons décidé d’offrir un vestiaire féminin, avec au début des sweat-shirts pour voir comment nous étions accueillis sur le marché de la mode, déjà très fourni. Les sweat-shirts littéraires ont été un gros succès, ce qui nous a permis de nous lancer sur des collections féminines beaucoup plus vastes, avec des blouses, des robes… et qui ont pour vocation de s’étendre de plus en plus.

Chrysoline De Gastines

Es-tu seule ou accompagnée dans cette aventure ?

Accompagnée, je suis associée avec Charles et Victorien. Il y a aussi Marie-Camille qui a rejoint l’aventure en janvier 2015, en tant que styliste modéliste pour m’aider sur toute la partie création. Anouk du service client et une graphiste qui va nous rejoindre, on s’agrandit !

Enfant que rêvais-tu de faire ?

Je me souviens, vouloir être pédiatre, rien à voir avec ce que je fais actuellement ! Il s’avère qu’avec le temps je suis devenue un peu chochotte pour faire pédiatre, j’ai donc revu mes projets ! Pendant mes études, j’ai fait un Bac L avec options histoire de l’art, j’avais pour vocation de faire quelque chose de plus artistique. À la maison nous sommes cinq filles, avec toutes l’envie de travailler dans la mode, dans l’art… Ce sont des domaines qui nous plaisent et nos parents nous ont élevées dans cet univers. Donc sans avoir de projets précis, je savais que ça me mènerait quelque part dans ce milieu-là, la mode en l’occurrence.

Peux-tu me parler de ton parcours, tes études, ton 1er job…?

J’ai fait un DEUG en médiation culturelle et communication, puis j’ai intégré pour mon master 2, une école de communication, l’ISTC à Lille où nous sommes formés aux métiers de la communication au sens le plus large du terme. À la sortie de mes études, j’ai postulé à droite à gauche, puis j’ai rejoint Version Femina en tant que journaliste beauté pendant six mois et ensuite le Marie-Claire Maison en tant que community manager. J’allais un peu à ce qui s’offrait à moi et à ce qui me plaisait à ce moment-là mais je n’avais pas réfléchi à entreprendre. Finalement quand nous avons créé Balzac Paris, nous étions emballés par ce projet, qui en plus créait beaucoup d’enthousiasme autour de nous. Petit à petit, cela a germé dans nos têtes et entreprendre aujourd’hui c’est vraiment extra, nous en sommes ravis et je ne reviendrai pas du tout du tout en arrière !

Quel a été le déclic pour te lancer ?

Un soir de janvier ou février il me semble, en 2011. Victor et moi avions oublié nos clefs à l’intérieur de notre appartement, et nous nous sommes retrouvés à dormir chez Charles. Nous discutions de cette envie d’entreprendre, d’avoir un projet à nous… Et j’ai proposé aux garçons, d’essayer de faire du nœud papillon, en proposant un produit sympa, réversible et Made in France. Nous avons contacté ma grande sœur pour qu’elle nous fasse un patron et qu’elle les confectionne, c’est d’ailleurs toujours elle qui le fait à l’heure actuelle.

Le nœud papillon a vraiment été le déclic, car rapidement comme il n’y avait pas beaucoup d’offres, nous avons été relayés dans la presse. Nous avons eu un super article dans le Madame Figaro, nous avons réalisé les nœuds papillons pour l’ouverture de la boutique Lacoste sur les Champs Elysée, pour la soirée du Elle.fr… Ce qui fait que de fil en aguille Balzac Paris est devenu un peu connu dans la tête des gens, nous ne vendions plus seulement aux amis et à la famille mais à des inconnus !  L’autre déclic nous l’avons eu en 2014, lorsque nous nous sommes aperçus que les gens étaient super friands d’un service client de qualité : être proche de nos clients et à l’écoute de leurs envies. Nous avons donc eu envie de créer un produit plus large.

As-tu été soutenue par ton entourage ?

Oui ! Déjà mon mari fait partie de l’aventure donc le soutien est très présent au quotidien. Charles est un ami mais aussi mon beau-frère et ma grande sœur (Apaches collections) est couturière pour Balzac depuis le début ! Mes parents nous soutiennent bien entendu, ainsi que nos frères et sœurs. Tout le monde est enthousiaste et ravi de ce projet, cela n’a jamais été un frein.

Chrysoline De Gastines

Quel est ton rôle chez Balzac ?

Je réfléchis en amont sur toutes les collections, à ce dont j’ai envie… De son côté Marie-Camille va aussi y réfléchir, repérer et imaginer ses envies pour Balzac car elle a bien compris notre patte. Puis nous en discutons ensemble, nous travaillons main dans la main sur le sujet. Ce qui est génial, c’est qu’elle a cette patte modéliste, elle va nous faire la toile, le patron et la tête de série. Le côté technique que moi je n’ai pas, étant autodidacte sur le sujet, c’est un atout de travailler ensemble. Je m’occupe aussi de l’accessoire notamment des chaussures, décider des couleurs, des matières… Le choix des tissus également, je travaille avec des filles qui me font des motifs pour Balzac, nous travaillons les couleurs ensemble. Je collabore avec plein de personnes en même temps, le tout est de bien s’entourer et que tout le monde ait bien compris le positionnement de la marque.

Quels sont pour toi les avantages d’être à son compte ?

D’être libre de ses mouvements, d’être autonome contrairement à une entreprise où l’on a toujours besoin de demander la validation de son supérieur. Là c’est nous qui sommes à la tête du projet, nous pouvons agir tout de suite, voir les conséquences de nos actes, rebondir si c’est positif ou négatif. Comme c’est notre entreprise nous sommes 100% investis, nous allons tout le temps y cogiter et travailler le week-end et le soir, n’est pas du tout un problème.

Et les difficultés ?

L’aspect négatif est peut-être que contrairement à un travail où l’on quitte le bureau le soir et où l’on pense complètement à autre chose arrivé à la maison, ici on ne coupe jamais. Mais c’est un projet hyper sympa, nous faisons du vêtement, cela reste léger comme sujet, ce n’est pas désagréable d’y penser souvent ! Après il y a une part de management puisque nous avons des salariés, j’espère que nous le faisons bien. Parfois il y a des sujets plus compliqués, nous investissons, on peut appréhender, se poser beaucoup de questions…

Vous produisez en France et au Portugal, peux-tu m’en dire un peu plus ?

Au départ nous nous étions positionnés sur du Made in France, maintenant nous produisons au Portugal car nos volumes ont augmenté depuis nos débuts. Le Made in France est très coûteux, au bout d’un moment ce n’était plus cohérent avec notre positionnement, car nous ne voulions pas vendre à nos clients à des tarifs trop hauts. L’avantage était que nous avions une certaine souplesse avec nos fournisseurs, on pouvait facilement aller à leur rencontre, voir les finitions … mais nous étions sur de toutes petites quantités. En produisant au Portugal, nous restons en Europe et les gens sont toujours aussi enthousiastes de la qualité des produits. Nos fournisseurs sont très motivés, avec l’envie de bien faire, nous sommes vraiment contents de travailler avec eux. D’ailleurs Marie-Camille et moi y allons régulièrement pour des questions de styles. Cependant les nœuds papillons et les cols Claudine sont toujours fabriqués en France à Lille.

Quelle est ton actualité ?

Il y en a pas mal, au mois de janvier nous avons lancé une vente éphémère avec des éditions limitées sur les produits qui ont bien fonctionné. Les clientes ont été enthousiastes sur trois produits que sont Eustache, Augustine et la douce Constance. Nous avons donc relancé Eustache et Augustine dans de nouveaux coloris, et Constance telle quelle car il y a eu un énorme engouement pour cette blouse. Nous allons également étoffer notre offre accessoire avec notamment de la maroquinerie et de la chaussure. Lors de la vente de janvier, nous avons proposé les Simones, nos ballerines à talons, il y aura également des boots plates, des baskets et encore beaucoup de nouveautés pour cet été !

Nous avons aussi des partenariats sympas qui vont arriver prochainement, notamment avec émoi émoi, dont j’adore l’univers à la fois simple et en même temps très original et avec My Little Paris, où rien que d’aller dans leurs bureaux c’est une dose de créativité, ils ont 300 idées à la minute ! Et pour cet été, nous avons créé un maillot de bain avec Albertine swim, qui réunit l’univers de nos deux marques. Je trouve que leurs maillots sont originaux et qu’elles ont une vraie patte, elles n’imitent personne ! Ce sont toutes de chouettes collaborations, hyper intéressantes avec de supers projets, j’adore ces marques qui arrivent à proposer quelque chose qui n’existait pas avant.

Chrysoline De Gastines

Actuellement qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

J’adore la partie créative, créer et penser les vêtements avec Marie-Camille. Ce qui me plaît c’est quand j’ai le vêtement fini dans la main, quand on l’essaye, quand on arrive à voir le tombé. La partie chaussure me plaît énormément aussi. Et de voir l’engouement autour de la marque, c’est top, tous les matins nous allons travailler le cœur léger car nous aimons ce que nous faisons ! Les clientes sont hyper gentilles et enthousiastes autour de Balzac Paris, bien sûr parfois il y en a qui ne sont pas contentes et nous faisons évidemment en sorte de les contenter. Mais ce n’est que du bonheur de faire le métier que l’on aime.

Peux-tu me décrire une journée type ?

Une journée type chez Balzac, ça bouge beaucoup ! Pour commencer je dépose ma fille à la crèche vers 9h30 puis j’arrive au bureau et là il y a toujours pleins de choses à faire. Répondre aux mails, travailler avec les fournisseurs, préparer les prochaines collections, choisir les tissus, essayer de rebondir sur les produits qui ont plu, répondre rapidement aux attentes et demandes des clientes, travailler main dans la main avec les partenaires… Nous vaquons tous à nos activités en sachant que nous intervenons aussi sur celles des autres. L’avantage d’être une petite équipe c’est que nous pouvons rebondir sur ce que chacun fait. Et vers 18h/18h30 je pars récupérer Garance.

Un moment préféré dans ta journée ?

J’aime aller chercher ma fille à la crèche !

Comment trouves-tu le bon équilibre entre vie professionnelle, vie personnelle et familiale ?

Les heures pour Garance sont entièrement pour elle, c’est-à-dire le matin avant de partir et le soir après la crèche. Je ne rentre pas à la maison avant 19h et à cette heure-là, elle est fatiguée, il faut encore lui donner le bain et le biberon, c’est un peu la course. Mais j’essaye vraiment de me consacrer entièrement à elle et je ne prends pas mon portable dans ces moments-là. Le matin pareil, nous petit-déjeunons toutes les deux, elle joue, ce sont nos moments rien qu’a nous. Le week-end avec mon mari, c’est évident qu’il nous arrive de discuter de Balzac… Mais malgré tout nous arrivons à bien faire la part des choses. Pour le moment je pense que nous avons trouvé le bon équilibre, je ne saurais pas donner la recette précise parce que je ne sais pas s’il y en a une. Je pense que cela vient assez naturellement, c’est aussi de savoir dire à l’autre quand on n’a pas envie de parler du sujet en question. Savoir dire les choses, parler du boulot au bon moment et savoir consacrer du temps à ses enfants quand c’est le temps des enfants, faire la part des choses entre le travail, les enfants, le temps libre, les amis. C’est vrai que chez Balzac tout est un peu mélangé donc ça aide un peu !

Est-ce que tu déconnectes facilement et comment gères-tu le stress s’il y en a ?

Je pense que je déconnecte facilement, quand on a des enfants nous n’avons pas le choix, il y a des moments qui sont pour eux. Bien entendu il y a des moments où je suis stressée, parce que nous souhaitons que la collection soit lancée à temps, que les produits arrivent au bon moment… Mais c’est seulement au bureau, on le partage entre nous, et jusqu’à présent nous avons toujours trouvé des solutions.

Quel est le meilleur conseil que l’on t’ait donné ?

De savoir s’entourer des bonnes personnes et de se dire les choses. Charles et moi sommes associés, nous travaillons ensemble toute la journée mais c’est aussi mon beau-frère et Victorien mon mari. Si nous ne nous disons pas les choses, on peut facilement se disputer et cela serait dommage de gâcher des amitiés ou des relations importantes. Il faut arriver à se parler de manière diplomatique et veiller à ce que les relations soient toujours bonnes. C’est très important pour garder un bon équilibre, également pour le reste de l’équipe qui peut vite pâtir des mauvaises relations entre associés.

Chrysoline De Gastines

Et celui que tu donnerais ?

C’est celui-là clairement, savoir bien s’entourer et communiquer.

Quels sont tes projets / tes rêves ?

Que Balzac Paris grossisse, que de nouvelles personnes puissent rejoindre l’équipe. Déjà là nous déménageons, nos bureaux vont s’agrandir, nous allons avoir un vrai espace, pouvoir compartimenter, il y aura un joli coin pour Marie-Camille avec sa machine à coudre…  Ce n’est pas un rêve fou mais il se réalise rapidement et c’est chouette. Nous aimerions aussi pouvoir créer un endroit réservé à Balzac, un espace où les clientes pourraient découvrir les coulisses de la marque et venir essayer les collections, sans que ce soit une boutique, car nous restons 100% online. Et bien sûr que nous soyons de plus en plus connus, que les gens pensent à Balzac en priorité, autant pour la qualité produit que le service client. Que nos rêves se concrétisent, sans perdre ce que nous avons entrepris aujourd’hui et que les clientes aiment.

Et dans 10 ans où te vois-tu ?

Je ne sais pas si nous serons toujours à Paris car nous sommes Lillois d’origine et nous avons un gros faible pour notre ville. Donc pourquoi pas à Lille, avec d’autres enfants et j’espère toujours avec Balzac mais je pense que cela sera le cas !

Aurais-tu pu faire un autre métier ?

J’en ai déjà eu d’autres avant Balzac, donc oui pourquoi pas. Mais chez Balzac je touche un peu à tout, je fais déjà plein de métiers à la fois !

Coté Déco

Chrysoline De Gastines

Comment as-tu découvert cet appartement ?

Nous l’avions visité il y a longtemps quand il était à vendre aux enchères. À l’époque il y avait eu beaucoup de monde à le visiter et le prix s’était envolé ! Puis quand j’étais enceinte, nous cherchions à louer et nous sommes venu visiter cet appartement qui s’est avéré être celui que nous avions voulu acheter ! Il était fait pour nous je crois !

As tu réalisé toi-même les travaux et la décoration ?

Tout l’appartement avait été refait à neuf donc nous avons juste eu à y installer nos meubles et y mettre notre déco.

Quelle est ta pièce favorite ?

J’adore le salon car on s’y sent vraiment bien mais ce que j’aime particulièrement c’est que l’appartement est traversant et les chambres donnent sur une cour arborée, le calme en plein Paris.

Tes adresses déco ?

Le bon coin, pour chiner, j’adore faire la grande vente Emmaüs à Lille, AM PM et MADELEINE et GUSTAVE, un joli concept store à République.

Un coup de cœur, une envie ?

Des assiettes ! J’en ai repéré sur Etsy en céramique, faites à la main mais pas données !

Les Confidences

Chrysoline De Gastines

Ta playlist du moment :

J’adore Christine and The Queens, je ne m’en lasse pas.

Un livre :

Le secret de la manufacture des chaussettes inusables.

Un film :

Love Actually.

Un restaurant :

Caillebotte dans le 9ème – 8 Rue Hippolyte Lebas.

Une gourmandise :

Je suis hyper gourmande mais si je dois en dire une seule : les gaufres de chez Méert de Lille dont la recette est gardée secrète !

Une devise :

Celle de Balzac, elle nous suit depuis le début : « Il faut toujours bien faire ce que l’on fait, même une folie ».

Ton dernier fou rire :

Avant Noël nous avons livré nous même les vêtements, du coup nous arrivions à la poste chargés comme des pères Noël, ça fait partie de nos fous rires !

Tes petits bonheurs quotidiens :

Ma fille Garance, le week-end se retrouver à trois avec mon mari et Garance, rentrer à Lille pour voir ma famille, aller chercher Garance à la crèche …

Prochaine destination vacances :

Nous aimerions bien l’Italie.

Et prochaine destination rêvée :

Le Brésil.

Une recette de famille ou un plat inratable que tu veux bien partager avec nous :

Le filet mignon, maman nous en fait depuis que nous sommes petites. Mais nous improvisons à chaque fois, nous l’imitons en ajustant, par exemple aux figues et au chèvre … Maman a toujours cuisiné au feeling, avec mes sœurs nous avons tendance à faire la même chose ! Je n’ai donc pas de recette !

Chrysoline De Gastines

Prochaine vente Balzac à la fin du mois, à ne pas louper !!!

D’autant plus si comme moi vous avez flashé sur les Edgar léopard !!!

www.balzac-paris.fr

Crédit photos SelfMadeWomen et vignettes crédit photos Balzac Paris.

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